Intervention Conseil Communal - 2 février 2026 - Conseiller Baudouin Dufrane
- gpestinnes
- il y a 1 jour
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Je tiens à faire quelques observations sur ce que j’ai lu et entendu car s’il est vrai que je n’étais pas présent lors de cet important conseil, je rappelle à notre honorable assemblée que je m’étais excusé de mon absence, au préalable. Comme vous le savez tous, la date initialement fixée avait été modifiée pour être ajournée au 22 décembre, date à laquelle j’avais programmé une semaine de vacances et ce, bien avant la modification.
Il n’empêche, les conseillers de mon groupe pourront attester que j’avais assisté avec eux au pré-conseil avant de partir, remplissant mon devoir d’élu, et, qui plus est, alors que j’étais en villégiature, j’ai suivi le conseil communal en ligne.
C’est pourquoi je tenais à faire ces quelques remarques sur ce PV.
D’abord j’ai apprécié la réception : on entendait tout, clairement, comme on le dit dans le jargon on vous recevait 5 / 5. Je ne sais pas si on l’avait fait exprès, mais c’était parfait même à plusieurs centaines de km !
Et c’est ici que la réflexion de Coluche m’est revenue en mémoire qui dit ceci : « De tous ceux qui n'ont rien à dire, les plus agréables sont ceux qui se taisent ! »
Et là, je crois que certains auraient mieux fait de se taire plutôt que de prôner leur diatribe. Leurs propos n’étaient pas mensongers non, mais rien de ce qu’ils ont dit n’était vrai.
D’abord, quand on fait partie d’une société, quelle qu’elle soit, on se doit d’en connaître le fonctionnement, sa hiérarchie, ses projets par exemple. On doit savoir qui fait quoi, on sait distinguer les différent sites sur lesquels on évolue, on en connaît leur spécificité et surtout, surtout on ne se mêle pas de faire les comptes à la place du trésorier, du comptable ou du conseil d’administration. Ils font un travail remarquable, maintiennent en équilibre le budget de ce merveilleux club depuis des dizaines d’années, 50 pour certains et n’ont pas besoin de ce genre de remarques désobligeantes.
Comme le savent les organisateurs de sociétés, les bilans des ASBL, comme les 2 ASBL du club, sont déposés au Tribunal du commerce de Charleroi et, pour nous, ne souffrent d’aucune remarque, d’aucun reproche. Il y a assez d’acteurs au SPW sans devoir refaire les comptes de notre club. Merci.
Et c’est à cause de cela, disait ce conseiller, que nous aurions raté la vente d’un terrain, à cause de notre mauvaise gestion. Le club financerait trop ses joueurs. Mais de quel droit ce conseiller tient-il ces propos que je qualifierai de diffamatoires? D’abord comme je l’ai dit plus haut, cela ne regarde que nous. Mais je tiens à rectifier ces inepties entendues en public lors de ce conseil.
Ce terrain fut mis en vente à un prix intéressant il est vrai. Je ne vais pas vous en donner le montant en public, encore une fois cela ne regarde que nous Mais je ne sais pas si vous savez de quoi on parle quand il y a vente. Au prix convenu, il y a les frais de notaire, les frais d’enregistrement, les frais liés au crédit. Et de laisser croire, à vous entendre, que c’est le seul Baudouin Dufrane qui en serait responsable. Nous sommes en ASBL dont je suis le président certes, mais exposer le club à de telles dépenses se décide en assemblée Générale. Il faut l’accord de la majorité, il faut faire notre marché du crédit, étudier les plans de remboursement et j’en passe. Je ne vais pas vous faire un cours là-dessus. Or une ou deux semaines après, le propriétaire nous annonce que, suite à sa visite chez le notaire, le prix a doublé, vous entendez : doublé ! Quelques semaines plus tard le même propriétaire nous signale que le terrain n’est plus mis en vente. C’est ça que vous aviez comme information?
En tout cas, voilà la réalité. Tous les membres du club peuvent en attester. Rien à voir avec votre prétendue gestion aux goûts dispendieux. Mais dois-je vous rappeler que vous avez profité des largesses du club, vous qui pour vos fonctions, receviez… je ne vais pas citer le montant par mois, mais il est conséquent. Si vous trouvez que nous avons été trop prodigues avec vous, pendant ces années, je vous invite à rembourser le club. Vous connaissez le n° de compte, il n’a pas changé.
Un autre conseiller parlait, lui d’économies ! Heureusement je crois comprendre que le projet avance désormais et c’est tant mieux. C’est aussi une réponse à nos électeurs à qui nous l’avons promis, tous et tous partis ou groupes confondus, majoritaires ou minoritaires. (1)
On ne fait pas d’économies sur des investissements pour la jeunesse, c’est se méprendre largement ! Comme les organisateurs ne font pas d’économies sur leur temps, leur abnégation.
Investir dans des infrastructures scolaires, éducatives et par corollaire sportives aide la jeunesse à s’épanouir et favorise même les économies en amont, sur la sécurité, sur la santé. Ca, c’est aussi le rôle de notre Commune. De nombreuses communes voisines l’ont trè bien compris. Et nous devons, tous, leur emboîter le pas. La jeunesse a besoin de repaires, de se tenir en bonne santé, comme elle a besoin de sécurité.
J’en viens à la sécurité ! Vous m’en donnez l’occasion. Je suppose que notre députée bourgmestre s’y attèle très souvent; c’est une de ses prérogatives et de ses priorités et elle a raison. Or, si j’applique votre axiome de ce soir du 22 qui veut que les conseillers absents ne se préoccupent guère d’un point capital du conseil, en l’occurrence, le budget, force m’est de constater que, vu les absences de notre bourgmestre à plusieurs conseils de zone de police, vous prétendez et en déduisez qu’elle se désintéresse absolument de la sécurité à Estinnes. Je crois que Madame la bourgmestre aura apprécié votre raccourci.
L’emploi du temps de notre bourgmestre ne regarde qu’elle qui a ses obligations, ses excuses que je comprends très bien et loin de moi de faire les mêmes amalgames; je ne suis pas aussi mesquin car ce serait en tirer des conclusions d’un populisme déplacé.
Je pense que dans nos Communes, à petite échelle, comme la nôtre, ce genre de considérations n’ont pas leur place. Restons comme nous sommes, alors qu’il est encore temps, à savoir constructifs, avant le grand chambardement annoncé au niveau des communes, au lieu de ressembler à certains politiciens dont le quotidien n’est fait que de polémiques.
Faites mentir l’adage qui dit qu’avant on apprenait à être soi, maintenant on apprend à ressembler. Ne leur ressemblez pas!
Baudouin Dufrane, lundi 02 02 2026
Remarque :
(1) Lors du conseil, nous avons malheureusement appris que le projet devait être relancé alors qu’il avait pris encore 1 an de retard sans raison. En Janvier 2025 tout semblait OK et la responsable d’Infrasport avait conclu comme suit: “tout est maintenant une volonté politique” Or depuis, plus rien n’avait évolué.


















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